Régina Mbodj DG CTIC pointe des problèmes de visibilité pour les start-up africaines

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Le Sommet africain des investisseurs et anges d’affaires (SAFIAA) qui s’est tenu sur deux jours s’est achevé mercredi à Dakar. L’occasion pour la présidente du CTIC d’insister sur les maux qui retardent encore les start-up sur la partie francophone du continent. Et parmi eux, il y a bien sûr le manque de visibilité qui fait que beaucoup d’entre elles ne tapent pas dans l’oeil des investisseurs. « On ne nous connait pas. Les gros investisseurs vont dans les pays anglophones. Il n’y a pas grand chose qui se passe en Afrique en terme de financmeent », regrette Régina Mbodje, interrogée par le quotidien national Le Soleil. A l’en croire, les dispositifs de financement sont loin de prendre en compte les nouveaux acteurs que constituent les petites entreprises qui s’activent dans le digital.

Un véritable politique de financement si on veut avoir des start-up qui changent le réel

Et c’est tout le sens de cette première édition du SAFIAA qui s’est voulue un cadre d’échange privilégié entre investisseurs et start-up sous la houlette du CTIC pour qui, il faut une véritable politique d’accompagnement des jeunes acteurs du numérique sur le continent africain, notamment pour ce qui est du côté francophone. « Il faut un financement pour impacter l’économie ou la population. Sans ce financement, on reste une petite start-up », a encore expliqué Madame Mbodje. Et malgré ces blocages financiers liés, en plus du manque de visibilité, au fait que ce soit nouveau en Afrique, les start-up arrivent tout de même à faire des levées de fonds importantes en Afrique. Et c’est le cas ces dernières années, souligne le fondateur de Start-up Brics and Emerging Valley, Samir Abdelkarim.

Et pourtant, des levées de fonds énormes ces dernières années

De 40 millions de dollars pour tout un continent en 2013, les levées de fonds ont atteint un montant estimé à 560 millions de dollars, révèle Monsieur Abdelkarim à nos confrères du journal Le Soleil qui précise que l’appétit d’entreprendre est une volonté bien réelle sur le continent qui regorge pourtant des talents. Toutefois, on ne se voile pas la figure. Les participants ont tous renconnu que l’accès aux financements demeure une grosse problématique. C’est le cas du secrétaire général du ministère de la communication, des télécommunications, des postes et de l’économie numérique du Sénégal. En attendant le rapport final promis par la direction, la première édition du Sommet Afrique francophone des investisseurs et ange d’affaires est bien partie. Elle a enregistré la participation de 20 start-up dans les domaines aussi variées que l’énergie, l’agriculture ou encore la finance.

Élimane



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